Sud-Kivu : six acteurs de la société civile et du secteur privé libérés après deux semaines de détention
Baraka, Sud-Kivu — Six acteurs de la société civile et du secteur privé arrêtés le 14 août à Katanga, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, ont été libérés jeudi 28 août, selon des sources de la société civile locale.
Parmi les personnes relâchées figurent Etunda Maisha Albert, président de la société civile de Baraka, Mukindula Ally le Bon, vice-président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC/Baraka), et Shabani Denis, superviseur de l’ASONAMOC. Trois autres acteurs locaux ont également été libérés.
Selon Kakozi Chakobota, acteur de la société civile, ces personnes avaient été interpellées alors qu’elles s’étaient rendues à Katanga pour rencontrer un commandant des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Les discussions portaient notamment sur des barrières dénoncées comme illégales et sur une taxe de 5 000 francs congolais imposée aux motocyclistes dans le cadre d’une opération de bouclage.
Les circonstances exactes de leur arrestation et les motifs juridiques de leur détention n’ont pas été précisés par les sources citées.
L’affaire avait rapidement provoqué des tensions à Baraka. La société civile et la FEC avaient organisé plusieurs journées « ville morte » pour réclamer leur libération et dénoncer ce qu’elles présentent comme des tracasseries affectant les usagers et les opérateurs économiques dans la région.
La libération des six acteurs intervient après environ deux semaines de détention, sans qu’aucune information n’ait été communiquée, dans les éléments disponibles, sur d’éventuelles poursuites judiciaires à leur encontre.
Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la circulation, des barrières et de la perception de taxes dans plusieurs zones du Sud-Kivu. Pour les organisations locales, la question reste celle de l’encadrement des opérations de contrôle et de la protection des activités économiques.
La société civile appelle désormais les autorités à privilégier le dialogue et à clarifier les règles applicables aux barrières et aux prélèvements afin d’éviter de nouvelles tensions entre les forces de sécurité, les usagers et les opérateurs économiques.