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Sécurité

Fizi : de nouveaux déplacements de populations signalés après de violents affrontements dans le moyen plateau de Nundu

Muberwa Athanase Mis à jour le 2026-09-09 17:29:19 4 min de lecture
Fizi
Muberwa Athanase

Plusieurs habitants des villages de Kanguli, Masunga et Nakiehele, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, ont commencé à fuir leurs localités depuis le dimanche 6 septembre 2026, à la suite de violents affrontements opposant des éléments de l’AFC/M23, notamment les combattants Twirwaheno, aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des groupes de jeunes armés se présentant comme des Wazalendo.

Selon plusieurs sources locales, la situation sécuritaire demeure particulièrement préoccupante dans le moyen plateau de la zone de santé de Nundu, où les affrontements et les tirs d’armes lourdes auraient provoqué un mouvement croissant de populations vers des zones jugées plus sûres.

Face à l’intensification des combats, de nombreuses familles abandonnent leurs habitations avec le peu de biens qu’elles peuvent emporter. Plusieurs habitants se dirigent notamment vers Kaboke 2, Chaboba, Kilumbi I, Tubuki et Katoke, à la recherche d’un refuge.

« Les localités de Kanguli, Masunga, Nakiehele et leurs environs continuent de se vider de leurs populations suite aux détonations de bombes et d’armes lourdes en provenance de la zone sous contrôle de l’ennemi », rapportent des sources locales.

Ces déplacements interviennent alors que les affrontements se poursuivent dans plusieurs secteurs du moyen plateau. Les populations civiles, déjà confrontées aux conséquences de l’insécurité, redoutent une aggravation de la situation si les combats venaient à s’étendre à d’autres villages.

D’après les mêmes sources, Kanguli, Nakiehele et Mulima restent sous le contrôle des FARDC et des combattants Wazalendo, tandis que les éléments Twirwaheno alliés à l’AFC/M23 maintiennent leurs positions dans le secteur de Point Zéro.

Des tentatives auraient été menées par les forces gouvernementales pour reprendre cette position, sans permettre jusqu’ici de mettre définitivement fin aux affrontements.

La situation reste toutefois difficile à vérifier de manière indépendante en raison des conditions sécuritaires et de l’accès limité à certaines zones affectées par les combats.

Cette nouvelle vague de déplacements intervient au moment où les établissements scolaires entament l’année scolaire 2026-2027. Pour les familles contraintes de fuir, la poursuite de la scolarité des enfants devient une préoccupation supplémentaire.

L’administrateur du territoire de Fizi, Sammy Kalonji Badibanga, a ainsi lancé un appel à l’assistance en faveur des élèves déplacés, dont plusieurs risquent de ne pas pouvoir reprendre normalement les cours en raison de l’insécurité et de leur déplacement.

Au-delà des besoins alimentaires et sanitaires, la situation met une nouvelle fois en évidence les conséquences de la violence armée sur le droit à l’éducation des enfants dans les zones affectées par le conflit.

Alors que les mouvements de population se poursuivent, les besoins des déplacés pourraient rapidement augmenter dans les localités d’accueil. L’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé, aux abris et à l’éducation constitue désormais un enjeu majeur pour les familles ayant fui Kanguli, Masunga, Nakiehele et les villages environnants.

Les autorités locales et les acteurs humanitaires sont appelés à renforcer la surveillance de la situation et à apporter une assistance urgente aux populations déplacées, particulièrement aux enfants, aux femmes et aux personnes vulnérables.

Dans le moyen plateau de Nundu, l’évolution des combats demeure incertaine. Pour les populations civiles, l’urgence reste la même : échapper aux violences et trouver un refuge sûr, alors que la rentrée scolaire vient à peine de commencer.

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