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Éducation

RDC – Fizi : la rentrée scolaire perturbée par l’occupation de plusieurs écoles par des déplacés

Jeannette Muhinyuza Mis à jour le 2026-09-06 22:29:54 3 min de lecture
Rentre

FIZI, Sud-Kivu — 2 septembre 2026. La rentrée scolaire, officiellement prévue le mardi 1er septembre 2026 en République démocratique du Congo, a été perturbée dans plusieurs établissements scolaires des secteurs de Tanganyika et Mutambala, dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu.

Selon une alerte du Mouvement Citoyen MACHOZI YA RAÏYA, plusieurs écoles restent occupées par des personnes déplacées internes ayant fui les affrontements armés dans leurs villages d’origine. Cette situation empêche la reprise normale des activités scolaires et prive de nombreux enfants de leur droit à l’éducation.

Les établissements particulièrement concernés sont notamment l’EP Ngulube, dans le village de Mulima, l’EP Mutongashimo, dans le village de Rumanya, l’EP Abala, dans le village d’Abala, et l’EP Basuri, dans le village d’Abwele. La situation concerne également l’EP Kanguli et l’EP Maembe, dans le village de Kanguli, l’Institut Joseph et Avenir, dans le village de Lusuku, ainsi que l’EP A’amba, dans le village d’A’amba.

Pour le Mouvement Citoyen MACHOZI YA RAÏYA, cette situation constitue une conséquence directe de la crise sécuritaire et humanitaire qui continue d’affecter plusieurs communautés du territoire de Fizi. Les personnes déplacées, contraintes de quitter leurs villages pour échapper aux violences, se retrouvent dans certains cas sans solution d’hébergement adaptée et sont ainsi accueillies dans des infrastructures scolaires.

Mais cette situation crée un autre problème humanitaire : les enfants ne peuvent plus accéder normalement à leurs salles de classe au moment où l’année scolaire devrait commencer.

Face à cette situation, MACHOZI YA RAÏYA appelle les autorités politico-administratives, les services de l’éducation, les acteurs humanitaires et les organisations de protection de l’enfance à intervenir de manière urgente afin de trouver des espaces d’hébergement appropriés pour les personnes déplacées et permettre la libération progressive des établissements scolaires.

Le mouvement demande également la mise en place d’une réponse concertée permettant de protéger le droit à l’éducation aussi bien des enfants déplacés que de ceux des communautés d’accueil.

MACHOZI YA RAÏYA alerte par ailleurs sur les conséquences à moyen et long terme de cette situation. Les interruptions répétées de la scolarité peuvent entraîner des retards dans les apprentissages, favoriser l’abandon scolaire et compromettre les perspectives d’avenir de nombreux enfants déjà affectés par les conséquences des violences.

Dans ce contexte, le mouvement citoyen appelle les différentes parties prenantes à faire de la continuité de l’éducation une priorité dans la réponse à la crise humanitaire et sécuritaire à Fizi.

Pour MACHOZI YA RAÏYA, l’assistance aux personnes déplacées et la protection du droit à l’éducation ne doivent pas être considérées comme deux priorités contradictoires. Une réponse humanitaire durable doit permettre de protéger les familles déplacées tout en garantissant aux enfants un accès continu à l’école.

Muberwa Média continuera de suivre l’évolution de la situation et les mesures qui pourraient être prises par les autorités, les services éducatifs et les partenaires humanitaires pour permettre la reprise effective des cours dans les établissements concernés.

Source : Mouvement Citoyen MACHOZI YA RAÏYA

Rédaction : Muberwa Média.

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