Kalemie : le MCLA RDC dénonce un présumé double dédouanement dans son communiqué N°24/MCLA-RDC/2026
Le Mouvement Citoyen de Lutte contre les Antivaleurs pour un Congo Émergent (MCLA RDC) tire la sonnette d’alarme sur des pratiques douanières qu’il juge irrégulières à Kalemie, dans la province du Tanganyika.
Dans son Communiqué de dénonciation N°24/MCLA-RDC/2026, le mouvement citoyen affirme avoir pris connaissance d’une alerte lancée le 28 septembre 2026 par des opérateurs économiques de Kalemie concernant des pratiques présumées au niveau de la Direction générale des douanes et accises (DGDA).
Selon le communiqué, des marchandises en provenance d’Uvira, relevant du commerce intérieur entre provinces congolaises, seraient traitées comme des marchandises importées de Tanzanie. Le MCLA RDC estime que cette pratique entraînerait l'application de taxes d'importation qui ne seraient pas justifiées au regard de la provenance déclarée des produits.
Le mouvement dénonce également une présumée double facturation. Il affirme que certains opérateurs économiques auraient été confrontés à plusieurs demandes de paiement sans recevoir systématiquement les documents douaniers officiels permettant d'en justifier la nature et la destination.
Pour le MCLA RDC, l’absence de documents douaniers en bonne et due forme pourrait exposer les commerçants à des tracasseries supplémentaires et à d’éventuelles pénalités lors des contrôles effectués sur leur parcours.
Dans son communiqué N°24/MCLA-RDC/2026, l'organisation qualifie ces pratiques présumées d'« extorsion organisée » et de violation grave des procédures douanières. Elle estime également qu'elles risquent de porter atteinte au commerce intérieur et à la circulation des marchandises entre le Sud-Kivu et le Tanganyika.
Ces accusations demeurent toutefois celles du MCLA RDC et doivent être établies par des investigations officielles. La vérification des déclarations douanières, des quittances, des documents de transport et des autres pièces détenues par les opérateurs économiques pourrait permettre de déterminer la nature exacte des opérations dénoncées.
Face à cette situation, le MCLA RDC demande à la Direction générale de la DGDA à Kinshasa et au ministère des Finances d'ouvrir immédiatement une enquête afin de faire toute la lumière sur les faits rapportés.
Le mouvement réclame également, en cas de confirmation des irrégularités, la suspension conservatoire des agents qui seraient impliqués, ainsi que la restitution des sommes qui auraient été indûment perçues auprès des opérateurs économiques concernés.
Le MCLA RDC appelle par ailleurs le gouverneur du Tanganyika et les autorités provinciales à prendre des mesures afin de garantir le respect des procédures douanières et de préserver la fluidité du commerce entre les provinces de la République démocratique du Congo.
À travers ce communiqué, le mouvement citoyen entend également attirer l'attention sur les conséquences économiques potentielles de telles pratiques. Pour les opérateurs économiques, des prélèvements supplémentaires ou injustifiés peuvent augmenter les coûts de transport et de commercialisation et, à terme, se répercuter sur les prix payés par les consommateurs.
Le MCLA RDC affirme ainsi qu'il ne tolérera pas que le Tanganyika devienne, selon ses termes, « une barrière douanière illégale » pour les produits provenant du Sud-Kivu.
Les autorités compétentes sont désormais appelées à vérifier les accusations contenues dans le Communiqué de dénonciation N°24/MCLA-RDC/2026 et à établir, sur la base de documents et d'éléments vérifiables, si les pratiques dénoncées correspondent effectivement à des violations de la réglementation douanière.