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Société

Kwango : la prison centrale de Popokabaka dans un état de délabrement préoccupant

Muberwa Athanase Mis à jour le 2026-09-05 02:49:55 3 min de lecture
prison

Popokabaka, Kwango — La prison centrale de Popokabaka, dans la province du Kwango, fait face à une situation particulièrement préoccupante. Construite en 1957, cette infrastructure pénitentiaire présente aujourd’hui d’importants signes de vétusté, suscitant des inquiétudes sur la sécurité et les conditions de détention des personnes incarcérées.

Murs fissurés, portes détériorées et toiture partiellement emportée par les intempéries : l’état des bâtiments témoigne d’un manque d’entretien et de réhabilitation. Plusieurs murs présentent des fissures importantes, au point de faire craindre un éventuel effondrement.

Selon les informations disponibles, quatre détenus se trouvent actuellement dans cet établissement. Sur les dix cellules que compte la prison, seules quatre seraient encore en état d’être utilisées. Plusieurs autres ont été abandonnées en raison de la dégradation de leurs infrastructures, certaines ne disposant plus de portes.

Au-delà des risques liés aux bâtiments, les conditions de vie des détenus soulèvent également des préoccupations. La prise en charge sanitaire serait insuffisante, tandis que l’alimentation des pensionnaires ne serait pas assurée de manière régulière. Une situation qui pourrait aggraver la vulnérabilité des personnes privées de liberté.

La société civile locale appelle ainsi les autorités à intervenir rapidement afin d’améliorer les conditions de détention et de garantir le respect de la dignité humaine au sein de cet établissement.

Le président du cadre de concertation de la société civile locale, Didier Mababeni, plaide notamment pour la construction d’une nouvelle prison répondant aux normes modernes.

« Cette prison date de très longtemps et présente un état de délabrement très avancé. Des murs fissurés. De l’intérieur, on voit l’extérieur. Certains compartiments ont été abandonnés », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’insalubrité et la vétusté des installations constituent également une menace pour la santé des détenus.

« Quand vous êtes arrêté pour une infraction commise, votre santé aussi est arrêtée par l’insalubrité à l’intérieur, occasionnée par un état très avancé de délabrement », a poursuivi Didier Mababeni, appelant le ministère des Droits humains à se saisir de la situation.

La société civile souhaite notamment une intervention urgente des autorités provinciales et nationales pour sécuriser les bâtiments, améliorer l’accès aux soins et à l’alimentation, mais aussi envisager la construction d’une infrastructure pénitentiaire moderne.

À Popokabaka, la vétusté de cette prison vieille de près de sept décennies remet ainsi au premier plan la question des conditions de détention et de la protection des droits fondamentaux des personnes privées de liberté.

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