Sud-Kivu : le vice-gouverneur Jean-Jacques Elakano relance les travaux de trois ponts stratégiques dans la plaine de la Ruzizi
Les travaux de construction et de réhabilitation des ponts de Mikamba, Kakenge et Sange, dans la plaine de la Ruzizi, ont officiellement été relancés à la suite d’une mission d’inspection conduite par le vice-gouverneur du Sud-Kivu, Me Jean-Jacques Elakano Myewa. La reprise intervient après plusieurs mois d’interruption liés à la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie de la province.
Dépêché par le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, le vice-gouverneur s’est rendu à Sange à la tête d’une importante délégation comprenant des membres du gouvernement provincial, des députés provinciaux, des cadres et ingénieurs de l’Office des Routes, du Fonds national d’entretien routier (FONER) ainsi que de la Division provinciale des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR).
L’objectif affiché est de remettre en chantier trois infrastructures considérées comme essentielles pour la mobilité des populations et la circulation des biens dans la plaine de la Ruzizi.
À Sange, la délégation a été accueillie par l’administrateur du territoire d’Uvira, les autorités locales et plusieurs habitants. Le vice-gouverneur a échangé avec la population avant de présenter les objectifs de la mission et les engagements des autorités provinciales.
Le directeur technique de l’Office des Routes, Yves Kikunda, a annoncé la mobilisation de moyens destinés à permettre l’achèvement des travaux.
Selon lui, les chantiers avaient démarré en 2024 avant d’être interrompus par la dégradation de la situation sécuritaire et l’occupation d’Uvira et de plusieurs zones environnantes. Il a assuré que les équipes disposent désormais des moyens nécessaires pour reprendre les travaux, avec un délai annoncé de 45 jours.
Au niveau du pont Kakenge, le vice-gouverneur Jean-Jacques Elakano a insisté sur la nécessité de transformer rapidement les engagements des autorités en réalisations concrètes.
Devant une population venue nombreuse, il a appelé l’Office des Routes, le FONER et les services provinciaux à assurer un suivi strict de l’utilisation des fonds et du calendrier d’exécution.
Pour les autorités provinciales, la remise en état de ces infrastructures dépasse la seule question routière. La route reliant la plaine de la Ruzizi aux autres centres urbains du Sud-Kivu constitue un axe important pour les déplacements des populations, l’approvisionnement des marchés et la circulation des produits agricoles.
Le vice-gouverneur a également dénoncé les conséquences matérielles laissées, selon les autorités, par les affrontements et l’occupation de certaines zones de la province. Il a estimé que la reprise des travaux devait désormais marquer une nouvelle étape, placée sous le signe de la reconstruction et du développement.
« C’est maintenant le développement », a-t-il déclaré, appelant les services techniques à respecter le délai annoncé et à garantir la qualité des ouvrages.
La mission intervient dans un contexte où la reconstruction des infrastructures est devenue un enjeu majeur dans les zones affectées par les conflits armés dans l’est de la RDC. Dans la plaine de la Ruzizi, l’état des routes et des ouvrages de franchissement constitue depuis longtemps une préoccupation pour les habitants, les transporteurs et les opérateurs économiques.
Les autorités provinciales veulent donc faire de la reprise des travaux une opération visible et rapidement mesurable sur le terrain. Le vice-gouverneur a demandé aux responsables concernés d’effectuer un suivi régulier des chantiers afin d’éviter les retards et les éventuelles irrégularités dans l’exécution des travaux.
À l’issue de la visite, les services d’exécution ont assuré à la délégation provinciale que les travaux seront réalisés conformément aux normes techniques et dans le délai annoncé de 45 jours.
Pour les populations de la plaine de la Ruzizi, l’enjeu est désormais de voir ces promesses se traduire rapidement en ouvrages achevés. Après les destructions et les interruptions provoquées par la crise sécuritaire, la reconstruction des ponts de Mikamba, Kakenge et Sange apparaît comme un premier test de la capacité des autorités à rétablir durablement les infrastructures essentielles dans cette partie stratégique du Sud-Kivu.