Sud-Kivu : des responsables Wazalendo de l’axe Sud-Sud seraient détenus à Kinshasa
Plusieurs responsables et représentants de groupes armés dits « Wazalendo » de l’axe Sud-Sud seraient détenus à Kinshasa après avoir été interpellés par les services de renseignement, selon des sources sécuritaires.
Parmi les personnes citées figurent notamment Prince Kasikuza et Samadari. Meshack, Justin, Aimable Namulizi, Clovis et Gabriel seraient également concernés, selon les mêmes sources.
Ces responsables se trouvent dans la capitale depuis plus d’un mois. Ils y auraient entrepris des démarches pour être associés au dialogue national annoncé par la présidence de la République démocratique du Congo, dans un contexte de fortes tensions sécuritaires dans l’est du pays.
Selon les informations recueillies auprès de sources sécuritaires, les autorités leur reprocheraient notamment des faits qualifiés de trahison, une présumée connivence avec le M23/AFC ainsi que des soupçons de détournement de fonds destinés aux opérations militaires.
Ces accusations n’ont toutefois pas été officiellement détaillées par les autorités congolaises. Aucune décision judiciaire ni communiqué public ne permet, à ce stade, d’établir précisément les charges retenues contre les personnes citées.
Prince Kasikuza ferait notamment l’objet de soupçons concernant une présence supposément simulée sur le front. D’autres griefs seraient examinés à l’encontre de Samadari et des autres responsables mentionnés.
Dans le même temps, des informations faisant état d’une interpellation de membres de la délégation de la CNPSC, également connue sous le nom d’Amuri ya Kutumba, ne seraient pas fondées. Selon les informations disponibles, cette délégation poursuit normalement son séjour à Kinshasa.
Ces développements interviennent après l’interpellation à Uvira du chef Wazalendo autoproclamé « Fyeka Adui », dont la destination après son transfert n’a pas été officiellement communiquée. Son arrestation avait suscité des tensions dans plusieurs quartiers d’Uvira.
L’enchaînement de ces événements intervient alors que les groupes Wazalendo occupent une place importante dans le dispositif sécuritaire congolais dans plusieurs zones de l’est de la RDC. Leur présence aux côtés des forces armées sur certaines lignes de front soulève régulièrement des questions sur la chaîne de commandement, la coordination des opérations et le statut de ces groupes armés.
La détention présumée de plusieurs de leurs responsables à Kinshasa pourrait ainsi avoir des conséquences sur les relations entre ces groupes et les autorités congolaises, mais il est encore trop tôt pour en mesurer les effets.
En l’absence de confirmation officielle, l’identité des personnes effectivement détenues, les circonstances de leur interpellation et les éventuelles charges judiciaires restent à établir.