Aller au contenu principal
Muberwa Media
Santé

Sud-Kivu : le choléra accélère, Machozi ya Raïya exige une riposte renforcée

Muberwa Athanase Mis à jour le 2026-09-24 03:17:08 2 min de lecture
cholera

Le signal d’alerte est lancé au Sud-Kivu. Le choléra continue de progresser dans plusieurs zones de santé de la province, avec une hausse marquée des cas au cours des dernières semaines.

Selon les données de la Division provinciale de la santé, 651 cas ont été enregistrés durant la 37ᵉ semaine épidémiologique, contre 482 la semaine précédente. Sept décès avaient été rapportés durant la 36ᵉ semaine et 13 au cours de la 37ᵉ, portant à 20 le nombre de morts en deux semaines.

Depuis janvier 2026, le bilan provincial atteint 11 854 cas et 160 décès, selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires.

Plusieurs zones de santé sont concernées, notamment Bukavu, Kabare, Walungu et Uvira. À Bukavu, la situation apparaît particulièrement préoccupante dans la zone de santé d’Ibanda, qui a enregistré 167 cas en une seule semaine.

À Uvira, également touchée, la progression de la maladie intervient dans un contexte où l’accès à l’eau potable et aux services essentiels demeure un défi pour une partie de la population.

Pour Machozi ya Raïya, cette évolution nécessite une réponse à la hauteur de l’urgence. Le mouvement citoyen appelle les autorités provinciales et nationales, ainsi que les organisations humanitaires et les partenaires techniques et financiers, à renforcer rapidement les moyens consacrés à la lutte contre l’épidémie.

Au-delà de la prise en charge des malades, le mouvement insiste sur la nécessité d’agir sur les facteurs qui favorisent la transmission : manque d’eau potable, insalubrité, faiblesse de l’assainissement et difficultés d’accès aux soins.

L’enjeu est également préventif. Renforcer la surveillance épidémiologique, multiplier les actions de sensibilisation, améliorer l’accès à l’eau sûre et soutenir les structures de santé figurent parmi les mesures nécessaires pour limiter la propagation.

Alors que le nombre de cas continue d’augmenter, l’appel de Machozi ya Raïya met en évidence une préoccupation centrale : sans amélioration rapide des conditions d’eau, d’hygiène et d’assainissement, la prise en charge des malades risque de ne pas suffire à freiner durablement le choléra au Sud-Kivu.

Partager

Commentaires (0)

Les commentaires sont modérés avant publication.

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.

Dans la même catégorie