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Sécurité

RDC : le MCVE+ multiplie les missions de terrain à Minembwe et Masisi pour vérifier le cessez-le-feu

Muberwa Média Mis à jour le 2026-09-24 06:53:59 4 min de lecture
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Le processus de vérification du cessez-le-feu entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) connaît une nouvelle avancée sur le terrain. Après une première mission effectuée les 24 et 25 août à Minembwe, dans la province du Sud-Kivu, une deuxième mission du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+) s’est rendue à Masisi, dans le Nord-Kivu, du 10 au 12 septembre 2026.

Dans un communiqué, le Secrétariat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) salue ces deux missions, estimant qu’elles contribuent aux efforts visant à renforcer la confiance entre les parties et à créer les conditions nécessaires à l’instauration d’une paix durable dans l’Est de la RDC.

Selon la CIRGL, l’accès des équipes de vérification à Minembwe et à Masisi « en toute sécurité et sans entrave » constitue une avancée dans l’opérationnalisation du mécanisme chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu. L’organisation régionale remercie à cet égard le gouvernement congolais et l’AFC/M23 pour leur coopération.

La CIRGL souligne également l’appui des États-Unis, de la Suisse, du Qatar et de l’Union africaine, ainsi que le soutien logistique fourni par la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Le MCVE+ s’inscrit dans le cadre du processus de Doha consacré à la recherche d’une solution politique à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC. Le dispositif de vérification découle des engagements pris par les parties dans le cadre du cessez-le-feu et doit notamment permettre de recueillir et de vérifier les informations relatives aux éventuelles violations des engagements pris.

La mise en œuvre de ce mécanisme intervient toutefois dans un environnement sécuritaire particulièrement fragile. Minembwe, dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, demeure confronté à des tensions persistantes, tandis que le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, reste marqué par des affrontements et des déplacements de populations.

Ces zones sont également au centre d’accusations récurrentes entre les parties au conflit concernant le respect du cessez-le-feu. Les autorités congolaises accusent notamment l’AFC/M23 d’être soutenue par le Rwanda, ce que Kigali conteste.

Le déploiement du MCVE+ intervient après la retraite d’évaluation organisée du 17 au 21 août en Suisse entre les représentants du gouvernement congolais et ceux de l’AFC/M23. Cette rencontre avait notamment porté sur l’état de mise en œuvre des engagements pris dans le cadre du processus de Doha et sur la poursuite des négociations devant conduire à un accord de paix.

Pour la CIRGL, les premières missions de terrain montrent que le mécanisme de surveillance peut commencer à jouer son rôle, à condition que la coopération et la volonté politique des parties se maintiennent.

« À l’avenir, la CIRGL mènera régulièrement des missions de vérification dans les zones touchées par le conflit afin de renforcer la confiance et de soutenir l’instauration d’un cessez-le-feu durable », affirme l’organisation régionale.

Le mécanisme devra désormais faire face à un défi majeur : maintenir son accès aux zones affectées par les combats, établir des constats crédibles et contribuer à réduire les accusations contradictoires de violations du cessez-le-feu. Dans l’Est de la RDC, où les avancées diplomatiques restent confrontées à une situation sécuritaire volatile, la régularité et la crédibilité de ces missions seront déterminantes pour la suite du processus de Doha.

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