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Environnement

Luvungi : un glissement de terrain de 500 mètres plonge des familles dans la détresse

Muberwa Athanase Mis à jour le 2026-10-03 15:41:46 5 min de lecture
luvungi

Un glissement de terrain d’une ampleur exceptionnelle a récemment frappé la zone de Bandare, dans le groupement d’Itara–Luvungi, dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu. Selon les premières évaluations communiquées localement, l’éboulement s’étend sur environ 500 mètres de longueur, 15 mètres de largeur et jusqu’à 25 mètres de profondeur.

Le phénomène a détruit des habitations, déplacé plusieurs familles et fortement endommagé certaines voies de communication. La situation suscite une inquiétude croissante au sein de la population, alors que la saison des pluies a déjà commencé, faisant craindre une aggravation rapide du mouvement des terres.

Plusieurs habitants ont dû quitter leurs maisons avec leurs familles, abandonnant une partie de leurs biens et de leurs moyens de subsistance. Certaines habitations auraient été ensevelies, tandis que d’autres restent exposées à un risque d’effondrement en raison de l’instabilité du sol.

La dégradation des voies de communication constitue également une source majeure de préoccupation. Si le glissement venait à progresser davantage sous l’effet des pluies, certaines routes et passages stratégiques pourraient être coupés, compliquant considérablement les déplacements des habitants et l’acheminement de l’aide.

La crainte de voir Luvungi coupée en deux

L’arrivée de la saison des pluies accentue les inquiétudes locales. Les fortes précipitations pourraient entraîner une nouvelle saturation des sols et accélérer l’érosion autour de la zone déjà fragilisée.

Les habitants redoutent ainsi que la progression du glissement ne finisse par sectionner certaines voies essentielles et isoler une partie de Luvungi, avec le risque de voir la localité pratiquement divisée en deux.

Cette perspective alimente les appels à une intervention urgente des autorités. Une évaluation technique approfondie apparaît nécessaire pour déterminer la trajectoire du glissement, mesurer les risques pour les habitations encore occupées et identifier les infrastructures susceptibles d’être coupées.

Un appel au calme au niveau national

Face à l’inquiétude grandissante, le représentant de la population au niveau national appelle les habitants au calme et à la vigilance. Tout en reconnaissant la gravité de la situation, il encourage la population à éviter la panique, à suivre les consignes des autorités locales et à rester attentive à l’évolution du terrain.

L’appel vise notamment à prévenir les mouvements désordonnés de population et les prises de risques dans les zones déjà fragilisées.

Le représentant souligne également la nécessité d’une réponse coordonnée entre les autorités locales, provinciales et nationales afin de protéger les familles exposées et d’éviter une aggravation de la situation avec les prochaines pluies.

Une urgence humanitaire

Au-delà des dégâts matériels, le glissement de terrain plonge plusieurs familles dans une situation humanitaire préoccupante. Des personnes déplacées se retrouvent sans logement stable et avec un accès limité à l’eau potable, à la nourriture, aux soins de santé et aux installations sanitaires.

Les besoins pourraient rapidement augmenter si de nouvelles habitations devaient être évacuées. Les enfants, les personnes âgées et les autres personnes vulnérables sont particulièrement exposés aux conséquences de cette situation.

Certains habitants continuent par ailleurs de tenter de récupérer quelques biens dans les secteurs touchés, malgré les risques liés à l’instabilité du terrain.

Des mesures urgentes réclamées

La population appelle les autorités congolaises, les services techniques et les partenaires humanitaires à intervenir rapidement.

Les demandes portent notamment sur l’évaluation géotechnique de la zone, la sécurisation des secteurs dangereux, l'assistance aux familles déplacées, la mise à disposition d'abris temporaires ainsi que la fourniture d'eau potable, de nourriture et de soins.

La question des voies de communication est également devenue prioritaire. Leur sécurisation permettrait de maintenir les échanges entre les différents quartiers et villages et d'éviter qu'une nouvelle progression du glissement ne provoque un isolement de certaines communautés.

Une situation qui exige une surveillance permanente

À Luvungi, l'urgence dépasse désormais les seules conséquences du glissement déjà enregistré. Avec le début de la saison des pluies, les habitants vivent dans la crainte d'une nouvelle dégradation du terrain.

La priorité est donc de surveiller en permanence l'évolution du glissement, protéger les populations exposées et préserver les principales voies de communication.

Pour les habitants de Bandare et d'Itara–Luvungi, la situation reste particulièrement préoccupante. Le message des représentants de la population est celui du calme et de la vigilance, mais la population attend surtout des mesures concrètes pour empêcher que le phénomène ne s'étende davantage.

Si aucune mesure de protection n'est rapidement mise en place, la progression du glissement, combinée aux pluies, pourrait accroître les dégâts et menacer davantage la continuité territoriale de Luvungi.

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