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Ebola en RDC : 8 665 cas confirmés et plus de 4 100 décès, la riposte se poursuit dans sept provinces

Muberwa Athanase Mis à jour le 2026-11-05 02:21:43 4 min de lecture
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L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de mobiliser les autorités sanitaires et leurs partenaires en République démocratique du Congo. Au 5 octobre 2026, le bilan fait état de 8 665 cas confirmés, 4 178 décès et 2 259 personnes guéries, selon les données de la riposte. La maladie touche désormais 64 zones de santé dans sept provinces du pays.

Sur les 8 665 cas confirmés recensés, 890 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 2 259 personnes ont été déclarées guéries. En l’espace de 24 heures, 24 nouveaux guéris ont été enregistrés dans cinq provinces, signe que les capacités de prise en charge continuent de jouer un rôle central dans la riposte.

La létalité demeure particulièrement élevée. Avec 4 178 décès rapportés pour 8 665 cas confirmés, elle se situe autour de 48,2 %. Ce niveau traduit la gravité persistante de l’épidémie et les difficultés rencontrées pour identifier rapidement les malades, les isoler et leur assurer une prise en charge précoce.

Les sept provinces actuellement touchées sont le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, la Tshopo, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et le Sud-Ubangi. L’Organisation mondiale de la santé souligne que l’expansion géographique de l’épidémie, les mouvements importants de populations et les échanges transfrontaliers compliquent davantage les efforts de contrôle.

Le suivi des contacts atteint 80,4 %, un indicateur déterminant pour détecter rapidement les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus et interrompre les chaînes de transmission.

La vaccination progresse également dans plusieurs zones. Dans la Tshopo, les autorités sanitaires ont poursuivi les opérations de vaccination, notamment auprès des personnels de santé et des personnes considérées comme particulièrement exposées. Un nouveau lot de 5 600 doses de vaccin Rvebo a notamment été réceptionné à Kisangani le 6 octobre pour renforcer la campagne.

Dans le Bas-Uélé, la vaccination fait également partie des principales mesures de prévention. Les données disponibles indiquent que 1 333 personnes avaient déjà été vaccinées dans la province au 5 octobre.

La situation reste cependant complexe sur le plan scientifique. L’épidémie actuelle est provoquée par le virus Ebola de l’espèce Bundibugyo, contre laquelle aucun vaccin ou traitement spécifique homologué n’est actuellement disponible. L’OMS précise que le vaccin Ervebo, utilisé dans certaines zones, est efficace contre la maladie à virus Ebola mais que son niveau de protection contre le virus Bundibugyo chez l’être humain reste incertain. Des recherches sont donc menées afin de mieux établir son efficacité dans ce contexte.

Dans la Tshopo, où l’épidémie reste active, 51 cas confirmés avaient été enregistrés au 5 octobre, dont 19 décès et 25 guérisons. Sept zones de santé sur les 23 que compte la province étaient concernées.

Au-delà des chiffres, les autorités sanitaires doivent faire face à plusieurs défis : accès aux zones affectées, mobilité des populations, surveillance épidémiologique, disponibilité des moyens de prise en charge et adhésion des communautés aux mesures de prévention.

L’OMS estime que le risque pour la RDC demeure très élevé, tandis que le risque pour les pays partageant une frontière terrestre avec le pays reste élevé, notamment en raison des mouvements transfrontaliers. L’organisation insiste sur la nécessité de maintenir la surveillance, la collaboration régionale et l’engagement des communautés.

Avec plus de 4 100 décès et une transmission toujours active dans plusieurs provinces, la bataille contre Ebola reste donc loin d’être terminée. Pour les équipes de riposte, chaque nouveau cas détecté, chaque contact suivi et chaque patient guéri représentent un enjeu décisif : empêcher que de nouvelles chaînes de transmission ne se forment et contenir une épidémie qui s’est progressivement étendue à une grande partie du pays.

Muberwa Athanase

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