UVIRA : Muberwa Média dénonce l’agression présumée d’un journaliste et réclame la restitution de son téléphone
Un nouvel incident rapporté à Uvira soulève des préoccupations concernant la sécurité des professionnels des médias dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). André M’monga Alimasi, cameraman et producteur de contenus au sein de LACLOCHE HABARI CHECK RDC, affirme avoir été victime de tracasseries, d’une agression et du vol de son téléphone portable dans la soirée du vendredi 9 octobre 2026, aux environs de 21 heures, sur la route Mwami, dans le secteur de Kabindula.
Selon les informations communiquées par LACLOCHE HABARI CHECK RDC, le journaliste rentrait chez lui lorsqu’il aurait été intercepté par un groupe d’hommes présentés comme des éléments Wazalendo. Ces derniers lui auraient pris son téléphone portable ainsi que son porte-monnaie contenant de l’argent.
La victime affirme avoir expliqué à ses interlocuteurs qu’elle travaillait comme journaliste, cameraman et producteur de contenus au sein de LACLOCHE HABARI CHECK RDC, une structure regroupant notamment des vérificateurs de faits, des blogueurs et des créateurs de contenus numériques.
D’après son témoignage, sa carte d’électeur et son porte-monnaie lui auraient finalement été restitués, mais son téléphone serait resté entre les mains des individus concernés. Ceux-ci lui auraient communiqué un numéro de téléphone à contacter pour récupérer son appareil, moyennant le paiement de 100 000 francs congolais.
À ce stade, l’identité des personnes mises en cause et les circonstances exactes de l’incident restent à établir de manière indépendante.
Muberwa Média appelle à la protection des journalistes
Face à ces faits rapportés, Muberwa Média exprime sa préoccupation et rappelle que les journalistes doivent pouvoir exercer leur profession sans subir de violences, d’intimidations, de menaces ou de confiscations arbitraires de leurs équipements.
Le téléphone portable constitue aujourd’hui un outil essentiel du travail journalistique. Il permet notamment de recueillir des témoignages, de documenter des événements, de vérifier des informations et de communiquer avec les sources. Sa confiscation peut donc entraver les activités professionnelles d’un journaliste et compromettre la continuité de son travail.
Muberwa Média appelle les responsables des groupes Wazalendo à veiller à l’encadrement de leurs éléments, au respect des droits des civils et à la prévention de tout acte de violence ou d’extorsion présumée.
Le média demande également que les démarches nécessaires soient entreprises afin que le journaliste André M’monga Alimasi puisse récupérer son téléphone sans être contraint de payer la somme qui lui aurait été réclamée.
Les autorités appelées à établir les responsabilités
Muberwa Média invite les autorités compétentes à examiner les faits rapportés, à recueillir les témoignages nécessaires et à déterminer les responsabilités, dans le respect des procédures légales.
La sécurité des journalistes est une condition essentielle à la liberté de la presse et au droit des citoyens d’accéder à une information fiable, vérifiée et indépendante. Dans une région confrontée à des défis sécuritaires persistants, toute atteinte présumée à l’intégrité physique des professionnels des médias ou à leurs outils de travail mérite une attention particulière.
Muberwa Média réaffirme son engagement en faveur d’un journalisme indépendant, responsable et rigoureux. Le média rappelle que la protection des journalistes ne doit pas dépendre de leur affiliation, de leur ligne éditoriale ou de la nature des informations qu’ils traitent.
Source de l’information : LACLOCHE HABARI CHECK RDC, à travers les informations communiquées sur le témoignage de son collaborateur, André M’monga Alimasi. Les faits rapportés n’ont pas encore fait l’objet d’une vérification indépendante dans les éléments disponibles pour la rédaction.
Rédaction : Muberwa Média