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RDC : Sama Lukonde hausse le ton sur l’agression rwandaise et exige des actes après Washington et Doha

Muberwa Athanase Mis à jour le 2026-09-23 20:02:52 3 min de lecture
sama lokonde

Le président du Sénat congolais, Sama Lukonde, hausse le ton face à la persistance de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. À l’ouverture de la session parlementaire, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « guerre d’agression injustement imposée par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC/M23 », tout en appelant à une application effective des engagements pris dans les processus diplomatiques de Washington et de Doha.

Devant les sénateurs, Sama Lukonde a dressé un constat préoccupant de la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Il a notamment pointé la poursuite des violences et des exactions attribuées à différents groupes armés, dont les ADF/NALU, qui continuent de faire peser une lourde menace sur les populations civiles.

Mais au-delà du constat sécuritaire, le président du Sénat a surtout insisté sur la nécessité de passer des engagements diplomatiques aux résultats concrets sur le terrain.

Sama Lukonde a salué les processus engagés à Washington et à Doha pour tenter de mettre fin au conflit, mais a averti que leur crédibilité dépendra de leur application effective.

Selon lui, ces démarches doivent être « appréciées à l’aune du respect effectif des engagements souscrits » par les différentes parties.

Autrement dit, pour le président du Sénat, la signature d’accords ne saurait constituer une fin en soi. Leur véritable portée devra se mesurer à travers les actes posés sur le terrain, notamment en matière de cessation des hostilités, de sécurité des populations et de respect des engagements pris.

Cette déclaration intervient alors que la situation dans l’est de la RDC demeure particulièrement sensible. Entre affrontements, déplacements de populations et accusations réciproques, la pression reste forte sur les acteurs impliqués dans les différents processus de paix.

En mettant l’accent sur le respect des engagements de Washington et de Doha, Sama Lukonde adresse ainsi un message clair : les avancées diplomatiques ne pourront être considérées comme crédibles que si elles produisent des effets tangibles sur le terrain.

Pour Kinshasa, l’enjeu reste désormais de transformer les engagements politiques et diplomatiques en mesures concrètes capables de contribuer à une désescalade durable et à la protection des populations de l’est du pays.

Par Muberwa Athanase

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