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Société

Bukavu : les 27 élèves morts dans l’incendie de Cimpunda inhumés dans l’émotion

Muberwa Média Mis à jour le 2026-09-23 19:16:11 3 min de lecture
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La ville de Bukavu a rendu hommage, lundi 14 septembre 2026, aux 27 élèves décédés dans l’incendie qui a ravagé deux établissements scolaires du quartier Cimpunda, dans la commune de Kadutu.

Les dépouilles des enfants ont été inhumées au cimetière de la Ruzizi, après une cérémonie funéraire marquée par une forte émotion. Avant leur mise en terre, les corps avaient été exposés dans le hall de l’Athénée d’Ibanda, où familles, proches, enseignants et habitants sont venus leur rendre un dernier hommage.

La cérémonie a également été l’occasion pour plusieurs responsables de revenir sur les conditions qui ont entouré le drame et sur les défis liés à la sécurité des infrastructures dans une ville confrontée à une urbanisation rapide et souvent désordonnée.

Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, a notamment appelé à une réflexion collective sur l’aménagement urbain de Bukavu. Il a estimé que la catastrophe devait pousser les autorités et la population à examiner les conditions dans lesquelles la ville s’est développée.

« Cette tragédie nous oblige à regarder notre ville en face, à interroger nos quartiers, nos routes, nos constructions, nos écoles, nos réseaux d’électricité et d’eau. Avons-nous construit une ville qui protège nos enfants ? », a-t-il déclaré.

Corneille Nangaa a également dénoncé ce qu’il considère comme une forme d’anarchie dans l’urbanisation de Bukavu, estimant que celle-ci constitue désormais une menace directe pour la sécurité des habitants.

De son côté, le gouverneur du Sud-Kivu, Patrick Busubwangwi, a reconnu les difficultés rencontrées par les véhicules d’intervention contre les incendies pour accéder à certains quartiers périphériques de la ville.

« Nous, comme autorités, allons prendre des mesures pour mettre fin à ces incendies, comme nous avons mis fin à l’insécurité », a-t-il assuré.

L’incendie s’était déclaré le 10 septembre dans le quartier Cimpunda, où deux écoles avaient été touchées. Le sinistre avait fait 27 morts parmi les élèves, provoquant une vive émotion à Bukavu et au-delà.

Quatre jours après la catastrophe, la ville a marqué une pause en mémoire des victimes. Les boutiques, les transports en commun, les activités commerciales ainsi que les établissements scolaires ont suspendu leurs activités jusqu’à midi, après l’inhumation des enfants.

Au-delà de l’hommage rendu aux victimes, cette journée de deuil a ravivé les interrogations sur la prévention et la gestion des incendies à Bukavu. L’accessibilité des quartiers, l’état des infrastructures, les réseaux électriques et la capacité des services d’intervention figurent désormais parmi les questions auxquelles les autorités sont appelées à apporter des réponses.

Pour les familles endeuillées, cette journée restera avant tout celle d’un dernier adieu à 27 enfants dont la mort a plongé toute une ville dans le deuil. Pour les autorités, elle ouvre également la question des mesures à prendre afin d’éviter qu’une tragédie similaire ne se reproduise.

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